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Grève générale à l’ANAIM Kamsar : quand la base brise l’omerta et exige des comptes

Ce lundi 27 octobre 2026, l’atmosphère est électrique devant l’Hôpital ANAIM de Kamsar. Vêtus de leurs gilets jaunes distinctifs, les agents et cadres de l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières ont massivement répondu à l’appel de la délégation syndicale pour une assemblée générale décisive. La poudrière sociale tant redoutée a fini par s’enflammer.

Le grand bluff des mesurettes de dernière minute

Alors que le préavis de grève fixé pour ce 27 octobre menaçait de paralyser les infrastructures portuaires et minières névralgiques, la Direction Générale a tenté d’éteindre l’incendie avec un seau d’eau. Sous la pression, un timide pas a été franchi avec le traitement partiel d’un seul point de la plateforme revendicative : le paiement d’un milliard et poussière au titre des indemnités de retraite de 2025.

Mais croire qu’un chèque cosmétique suffirait à calmer la colère d’un personnel asphyxié relève d’une cécité managériale consternante. Sur un passif social global qui dépasse allègrement les 20 milliards de francs guinéens, cette réponse au compte-gouttes fait figure de provocation.

La base pose ses conditions : « Pas de recul ! »

Sur le terrain, le mot d’ordre martelé par les travailleurs est sans équivoque. Les points bloqués ne font l’objet d’aucun marchandage : caisse nationale, retraites complémentaires de 2024-2025, et régularisation des dossiers administratifs en suspens constituent des exigences non négociables. Les images fortes de cette mobilisation devant l’hôpital de Kamsar témoignent d’une rupture totale de confiance envers une gouvernance jugée déconnectée des réalités des employés.

L’échec d’une communication de surface

Cette crise ouverte met à nu les failles béantes d’un management de crise inadapté, incapable d’anticiper les soubresauts sociaux. À l’ANAIM, le colmatage de dernière minute a échoué. La base est déterminée à se faire entendre, et le dialogue social exige désormais des interlocuteurs capables de porter des réformes structurelles profondes plutôt que des pansements de surface.

La tempête est bel et bien là. Restez connectés sur Infomines224.org pour suivre l’évolution de cette situation en temps réel.

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