Gouvernance minière en Guinée : l’impératif de la mémoire institutionnelle
#TRIBUNE. À l’heure où la refondation de l’État guinéen érige en dogme la rigueur et l’obligation de résultats au sein des Établissements Publics Administratifs (EPA), une interrogation demeure : que valent les projets structurants sans les hommes qui les ont portés ?
Car le secteur extractif ne se résume pas à l’arithmétique des exportations de bauxite ou à la logistique des corridors miniers. Il est aussi, et peut-être avant tout, une affaire d’impact social. On l’oublie trop souvent, mais des réalisations d’envergure à l’instar du centre d’hémodialyse de Kamsar démontrent que la mine peut et doit irriguer le quotidien sanitaire des populations locales.
Pour relever ce défi de long terme, trois exigences s’imposent à l’administration publique :
Un pilotage décloisonné, permettant d’harmoniser les ambitions de l’État, le poids des multinationales, les attentes des collectivités et l’expertise des partenaires techniques.
L’exigence du contenu local est de faire de chaque projet un levier d’émancipation pour l’emploi et les compétences nationales.
La sanctuarisation du mérite pour reconnaître que l’expérience accumulée par les grands commis de l’État à la tête d’institutions stratégiques constitue un patrimoine national inestimable.
Bâtir la Guinée de demain, c’est comprendre que la durabilité des infrastructures dépend d’abord de la vision et de l’intégrité de ceux qui les pilotent.
La rédaction d’Infomines224.org invite ses lecteurs à nourrir le débat :
L’expertise locale est-elle aujourd’hui suffisamment valorisée dans les hautes sphères de notre économie minière ?
















