Mégaprojet Simandou : l’accord maritime de 25 ans avec CMES scelle la maîtrise de la chaîne logistique mondiale
Après les chantiers de la mine, des 600 km de chemin de fer et des ports de transbordement, le projet Simandou franchit un cap décisif dans le transport maritime. Avec l’accord de 25 ans conclu par China Merchants Energy Shipping (CMES) pour déployer six géants des mers (VLOC) dédiés au fer guinéen, la bataille de la compétitivité se déporte sur l’océan.
Sécuriser le minerai ne suffit plus : l’impératif du fret maritime
L’accès au gisement de fer le plus riche du monde à Simandou impose une logistique d’évacuation sans faille. L’engagement de CMES à construire et opérer six Very Large Ore Carriers (VLOC) de 343 000 tonnes de capacité chacun garantit une capacité d’expédition dédiée à très long terme.
Pour les acteurs du projet et les acheteurs mondiaux, cette sécurisation sur un quart de siècle prémunit les opérations contre les volatilités du marché des vracs secs et les pénuries de navires.
Une capacité d’exportation de classe mondiale
Visant une capacité d’exportation à terme de 120 millions de tonnes par an, Simandou nécessitait une flotte sur-mesure capable de réaliser des rotations continues entre les terminaux guinéens et les grands hubs métallurgiques mondiaux.
Cette intégration verticale — allant de l’extraction à bord du wagon jusqu’à la cale du VLOC — place le corridor de Simandou parmi les chaînes d’approvisionnement les plus compétitives de la planète.
Quels enjeux pour la maîtrise des flux par la Guinée ?
Cette étape pose la question du rôle des acteurs locaux dans la chaîne de valeur maritime : formation des marins, services portuaires, pilotage, avitaillement et retombées pour le secteur maritime national. Contrôler la ressource implique aussi, pour les partenaires et l’État, d’être au cœur des décisions de transport et de transit.
Par la Rédaction d’Infomines224
















